parade

Enfant, nous endurons la charge du contrat tacite que chaque adulte consentant à l’ordonnance de ce monde paye de son âme. Épelé sur toutes les lèvres, enseveli sous chaque mot, un même mensonge se dispute la vérité: forcer la nature implicite du don au profit d’une langue dont chacun s’évertue tant bien que mal à satisfaire le rythme quitte à en dénaturer le ressenti premier.

Ne jamais avoir à rendre grâce. Surjouer. Surtout ne pas relever l’évidence. Parader. Sertir de promesses un avenir supposément meilleur, certains que nos ambitions désamorceront l’inéluctable.

Réussir sa vie: combler.

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